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4 outils pour évaluer la santé financière des entreprises.



20.09.2021
Alexandre Dormane

1. Les données financières

Les entreprises ont l’obligation de publier leurs comptes, même si cette obligation a été assouplie récemment. Les principales données publiées donnent les grandes masses du bilan, pour voir si l’entreprise a des fonds propres importants et si elle est ou non endettée. Les soldes de gestion, indiquant le niveau de rentabilité et le bénéfice, ou la perte, dégagée. Il n’est pas besoin d’être un financier versé dans l’analyse des comptes des entreprises pour constater rapidement si l’entreprise étudiée est rentable, endettée … Et si les comptes ne sont pas publiés, c’est souvent un indice de mauvaise santé financière. Par ailleurs, notons que les commerçants, artisans et professions libérales ne sont pas soumis à l’obligation de publication.

2. Le scoring

La santé financière d’une entreprise peut être résumée par une note, le scoring. La Banque de France note les entreprises (au-dessus d’une certaine taille); votre banquier vous note également, et il peut être utile de lui demander votre note. Il existe également des méthodes de scoring largement diffusées, telles que le score Conan et Holder. Les sites d’information financières indiquent souvent des scores, associées ou non avec des indications d’encours maximum; intéressant quand on veut évaluer le risque crédit de ses clients. Ces méthodes sont dépendantes de la publication des comptes; elles sont donc établies en fonction du passé, à l’été ou l’automne pour les comptes de l’année précédente. La situation d’une entreprise pouvant se dégrader rapidement, l’information n’est donc pas forcément fiable.

3. L’inscription de privilèges du Trésor et de l’Urssaf

L’information sur les privilèges du Trésor et de l’Urssaf est un bon indicateur des difficultés financières d’une entreprise. On sait que, en cas de redressement ou liquidation judiciaire, le Trésor et les organismes sociaux sont des créanciers privilégiés, qui sont payés avant les créanciers ordinaires, dits chirographaires. Mais pour être privilégiés, ces créanciers doivent inscrire leur privilège, pour le montant en retard de paiement. Ils le font donc dès que le retard de paiement est constaté. L’information sur l’inscription des privilèges signifie alors que l’entreprise a du retard dans le paiement de la TVA et des cotisations sociales, ce qui est un signe très clair de difficultés financières. De plus, les tentatives de saisie attribution sur un compte bancaire, pour le compte d’un créancier détenteur d’un titre exécutoire, seront inopérantes, puisque les privilégiés passeront avant.

4. Les informations partagées

De plus en plus, les sites d’informations financières offrent une fonction de partage d’informations sur les retards de paiement et les impayés constatés. L’information sur la qualité de paiement des entreprises est ainsi diffusée plus rapidement, presque en temps réel, par des parties prenantes, sans attendre la publication des états financiers ou l’inscription de privilèges.

Utilisés préventivement, toutes ces informations sont des outils de gestion du risque client; une fois que l’impayé est matérialisé, ils renseignent sur les risques de défaillance plus ou moins rapide. Attention cependant, leur fiabilité n’est pas parfaite.

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