the benchmark in debt collection
 
 
 
   

Article - Les News

 
Le chèque, une espèce en voie de disparition
 

Le chèque : Une espèce en voie de disparition ?

  

Cette question est bien sûr un peu provocante quand on songe qu'il s'échange en France plus de 12 millions de chèques chaque jour, soit près de 4.5 milliards de chèques par an.

  

Si nous avons choisi de faire le point sur l'utilisation du chèque en France, c'est parce que quelques tendances fortes se dégagent de l'analyse des chiffres de ces dernières années.

  

La part des paiements par chèque baisse.

  

Tout d'abord, on observe que la part des paiements par chèque sur le total des paiements réalisés en France baisse très régulièrement. Corrélativement, la part des paiements par carte bancaire augmente.

  

  

ICI INSERER LE GRAPHIQUE

  

Ce graphique illustre bien la tendance régulière de ces dernières années. Alors que les chèques représentaient près de la moitié des paiements il y a cinq ans, ils n'en représentent plus qu'un tiers en 2003. C'est une tendance régulière qui ne semble pas devoir être remise en cause à brève échéance et les interrogations sur les éventuels chèques payants ne viennent que la renforcer.

  

Le nombre de paiements par carte augmente régulièrement et on peut observer que le basculement s'est fait au cours de l'année 2002, qui a vu pour la première fois le nombre de paiements par carte bancaire dépasser celui des paiements par chèque.

  

Deux évènement  importants sont venus ces dernières années bouleverser le paysage du chèque en France. L'un visible : l'introduction de l'euro, l'autre invisible : la dématérialisation du traitement des chèques.

  

L'introduction de l'euro : cette révolution dans l'usage des monnaies n'a eu aucune influence sur les utilisations respectives des chèques et des cartes bancaires : les tendances préexistantes se sont confirmées après l'introduction de la nouvelle monnaie.

  

La dématérialisation du traitement des chèques. "l'Echange d'Images Chèques": (EIC). C'est l'autre révolution, invisible celle-là, mais très importante pour les banques. Comme nous l'avons vu, le nombre de chèques échangés chaque jour est considérable : plus de 12 millions. Avec l'ancien système, les banques s'échangeaient physiquement tous les jours dans les "chambres de compensations" les chèques émis et se réglaient globalement les montants qu'elles se devaient entre elles. Compte tenu des quantités énormes de chèques échangés, ce dispositif était devenu très lourd et obsolète.

  

Un nouveau système a donc été pensé depuis plusieurs années, "l'Echange d'Images Chèques" : (EIC). Ce système traite depuis juin 2002 l'ensemble des chèques. Il consiste à numériser les chèques et à s'échanger informatiquement les "Images Chèques" au lieu des chèques physiques. Exit donc les chambres de compensation où les banques s'échangeaient par valises entières les formules de chèques émises par leurs clients. Et place à un nouveau système, automatisé, plus fiable, plus rapide, et moins onéreux d'utilisation, mais qui a coûté quand même fort cher à développer… et qui demandera plusieurs années à amortir.

  

Les conséquences sont directement mesurables pour tout un chacun :

Le crédit en compte est plus court : il ne devrait plus y avoir de dates de valeur différentes pour les chèques "hors place" ou "sur place", le J+1 devrait être général.

Les frais de remise et coût de traitement des chèques pour les banques sont réduits par rapport à l'ancien système.

Le retour des impayés est plus rapide et doit permettre aux banques d'informer leurs clients plus rapidement.

  

L'EIC devrait, selon certains, permettre aux banques de réduire leurs coûts d'au moins 50% dans le traitement des chèques.  A chacun de savoir ensuite comment négocier avec sa banque pour profiter de ce nouveau système.

  

  

Le montant global payé par chèque est stable

  

En effet, en valeur les paiements par chèques représentent environ 45% de la totalité des paiements et cette part  est stable depuis 1998.

  

Cette deuxième constatation est capitale, car cela veut dire que le montant moyen de chaque chèque est plus élevé. On constate que les Français utilisent donc plus volontiers leur carte bancaire pour des petits achats mais continuent à utiliser leur chéquier pour les achats plus importants.

  

Le montant moyen des chèques émis est d'un peu plus de 600 euros en 2003 soit une augmentation de plus de 20 % en cinq ans.

  

Par comparaison, le montant moyen des paiements par Carte Bancaire est stable à 46 euros.

  

Le comportement français est atypique en Europe

  

Par rapport aux autres pays européens, les Français utilisent beaucoup moins les espèces pour faire leurs règlements, mais en contrepartie, ils émettent beaucoup plus de chèques.

D'autre part, le montant moyen du paiement en espèce en France est beaucoup plus faible que dans les autres pays.

  

A titre de comparaison la part des billets de 20 euros représente la moitié de la circulation de billets en France.

  

Pour conclure, on pourrait penser que la baisse du nombre de chèque est profitable à nos clients car ils ont moins de chèques impayés. Cependant on constate généralement que les gains réalisés sur la baisse du nombre de chèques impayés sont compensés par les commissions bancaires prélevées lors des paiements par cartes.

  

Retour à la liste des articles
 
 
home   legal information | site map | glossary | links | partners | downloads | credits 
© Copyright Cabinet D'Ormane 2002-2010 - 11,bis av Victor HUGO - F75784 PARIS FRANCE - Tél: +33 (0)1.45.00.94.18 - Fax: +33 (0)1.45.00.94.19
Sunday 5 September 2010 at 08:45:50 - V5.2 26/02/2010 - Plateforme Dormane Exec: 0:20 secondes