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Article - Les NewsEuro et Inflation, Mythe ou réalité.
L'Euro a-t-il été générateur d'inflation ?
A cette question souvent posée, les réponses sont parfois bien différentes selon les gens à qui l'on s'adresse: au statisticien de l'INSEE ou à un ménage. Les uns justifient leur réponse par des calculs statistiques, les autres par des constatations quotidiennes.
Si inflation il y a, a-t-elle été répartie d'une manière homogène dans tous les secteurs d'activités, ou concentrée sur certains ? L'introduction de l'Euro en est-il la cause ? Quelle conduite tenir vis à vis des impayés ?
Telles sont les questions qui nous intéressent aujourd'hui. Un double constatTout d'abord faisons un double constat : La hausse des prix officielle telle que calculée par l'Insee ressort à 1,9% et 2,1% pour 2002 et 2003. La perception de l'inflation par les ménages (Source : Insee, CA) ressort, elle, à 2,9% et 2,8% soit une différence cumulée de 1,7 points. Comment se fait-il que les ménages perçoivent une inflation supérieure à ce que calcule l'INSEE ? Parce que tout le problème réside ici : l'Insee calcule l'inflation et le ménage la perçoit.
Des tentatives d'explicationPour expliquer cette situation, il convient de vérifier si l'on parle de la même chose :
En fait pas tout à fait. L'Insee calcule sa statistique sur un certain panel de biens et services, mais les ménages perçoivent l'inflation à partir d'un échantillon de biens et services qui représentent moins de 60% de ce panel Insee.
On constate donc un décalage qui porte sur l'échantillon des biens et services analysés. Autrement dit l'Insee et les ménages ne parlent pas de la même chose. Les résultats sont donc différents.
Et bien évidemment la perception de l'inflation par les ménages se fait sur un échantillon de biens et services qui a subi une inflation plus importante que les autres. Les secteurs sur-pondérés par les ménages sont les biens et services de consommation courante, parmi lesquels les loyers et "autres services" (éducation, hôtellerie, restaurant, soins aux ménages, loisirs) sont déterminants.
De plus la perception des ménages ne prend en compte aucun bien manufacturé alors qu'ils représentent près d'un tiers de l'indice Insee. Ce sont notamment les meubles, appareils ménagers, équipements audiovisuels et informatiques dont les prix ont tendance à baisser. Mais les ménages y sont habitués. Leur perception en est donc différente.
On s'aperçoit ainsi que le décalage entre inflation Insee et inflation perçue est dû en grande partie à la sur-pondération par les ménages de deux postes : loyers et "autres services" qui sont ceux pour lesquels l'inflation est plus forte depuis 2002.
Pourquoi une inflation dans les services ? Deux explications sont avancées : le passage à l'Euro avec un choc début 2002. Et une augmentation des coûts salariaux unitaires. En effet, alors que l'on constatait un tassement de l'activité, les coûts salariaux n'ont cessé d'augmenter entraînant ainsi une hausse des prix dans les services.
Et mes impayés ?On constate d'une manière régulière chez nos clients, que le montant moyen des impayés est supérieur au "panier moyen" de leurs ventes, comme si, le débiteur se disait : "quitte à faire un impayé autant que le montant soit significatif" ! La perception des impayés chez nos clients est donc importante, mais elle est justifiée et nous serons tentés de dire qu'elle est même en dessous de la réalité, d'où la nécessité de bien suivre ses impayés. Conduite à tenirLa conduite à tenir est de relancer régulièrement ses clients en retard, sans avoir de gêne à réclamer ce qui vous est dû. De plus, une bonne rigueur dans votre comptabilité donne une bonne image de votre entreprise. Et bien entendu, il faut confier régulièrement et sans attendre au Cabinet d'Ormane le recouvrement des débiteurs récalcitrants
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